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Vie quotidienne

Comment choisir son pédiatre ?

Il est important de choisir un bon pédiatre : il suivra votre enfant de sa naissance à ses 18 ans ! Retrouvez tous nos conseils pour faire le meilleur choix dans cet article !

Dans le chapitre "Le monde médical" de l'ouvrage "Vous, Parents" du Dr Arnault Pfersdorff, est abordé la question du choix du pédiatre : que faire si l'on en trouve pas ? Comment les joindre en cas d'urgence ? Toutes vos réponses ici !

 

Le choix du pédiatre : quelles qualités doit-il avoir avant tout ?

 

Qu'est-ce qu'un pédiatre ?

Le pédiatre est un médecin spécialiste du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent, plus précisément de la naissance jusqu’à l’âge de 18 ans une fois la croissance terminée. Il intervient aussi autour de l’accouchement comme pédiatre réanimateur. Les maternités françaises doivent contracter avec un ou plusieurs pédiatres compétents, selon le type de maternité (niveau 1, 2 ou 3).

Sa formation requiert le cursus classique de sept années de médecine, suivi d’une spécialisation par l’intermédiaire d’un diplôme d’études spécialisées (DES), soit un cursus universitaire de 11 à 12 ans.
Les parents d’un enfant âgé de moins de 16 ans peuvent accéder directement au pédiatre et le déclarer comme médecin traitant. À 16 ans, l’adolescent possède sa propre carte Vitale et il pourra choisir comme médecin traitant référent son pédiatre ou tout autre médecin.

 

Que faire si je n'en trouve pas ?

En cas de difficultés pour accéder à un pédiatre (à la campagne ou si les agendas sont bien remplis), vous pouvez bien entendu faire appel à un médecin généraliste. La plupart d’entre eux ont fait des stages en service de pédiatrie et ont acquis en consultation quotidienne de bonnes expériences pédiatriques pour le suivi courant. En cas de pathologie plus complexe, ils adresseront votre enfant à un pédiatre.

Souvent, un suivi conjoint de votre enfant par un médecin généraliste et un pédiatre se passe de manière très satisfaisante. Le carnet de santé, tenu à jour à chaque consultation, offre à chacun des deux praticiens la possibilité d’être informé sur le poids, la taille, les pathologies, les vaccins, les bilans en cours, etc. Par ailleurs, le dossier médical partagé (DMP), qui se fait peu à peu en pédiatrie, permet d’y héberger les données médicales essentielles.

 

Où travaillent les pédiatres et quel est leur mode d'exercice ?

  • À l'hôpital : des services spécialisés se côtoient en particulier dans les CHU (gastro-entérologie, cardiologie, génétique, chirurgie infantile, dermatologie, endocrinologie, neurologie pédiatrique, maladies métaboliques, réanimation néonatale et enfants, accueil des urgences pédiatriques, néphrologie, etc.).
  • Dans un cabinet : l’accès aux prises de rendez-vous se fait plus facilement désormais, grâce aux plateformes en ligne. En outre, les outils numériques (smartphones, mail, Instagram) rendent plus accessible la prise de contact avec ces praticiens habitués aux nouveaux moyens de communication, stimulés en cela par les jeunes parents.
  • En crèche, en centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI1) ou dans une Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) : l’accès s’y fait selon certains horaires.

Certains pédiatres exercent dans ce qu’on appelle le secteur à honoraires libres (secteur 22), le plus souvent de type OPTAM conventionné. Ce sont la plupart du temps des anciens chefs de clinique. D’autres pédiatres exercent en secteur 1, avec des tarifs qui correspondent à ceux fixés par la convention médicale qui est renégociée régulièrement.
Pour en savoir davantage, posez la question à votre pédiatre : il se doit d’afficher ses honoraires dans la salle d’attente ou sur tout support en ligne décrivant son cabinet.

 

Comment y accéder en cas d'urgence ?

C’est une question qu’il ne faut pas hésiter à poser à votre pédiatre lors de la première entrevue. "En ce qui me concerne, je veille à ce que mes patients soient parfaitement informés sur le processus à suivre en cas de situation médicale qui semble mettre en danger la santé de l’enfant. Il est de notre devoir de pédiatre de vous expliquer en amont quelles sont les vraies situations d’urgence" explique de Dr Pfersdorff. En effet, dès la première température élevée, les parents paniquent, alors qu’une fièvre est plutôt le reflet que l’enfant se défend correctement, que sa chaîne immunitaire fonctionne bien contre un intrus (virus, mycose, bactérie). Il y a donc ce que l’on appelle l’angoisse ressentie par les parents (et c’est bien normal, surtout lorsqu’il s’agit d’un premier enfant) et l’appréciation du risque (enfant qui devient atone, qui convulse, qui se déshydrate, qui ne mange plus, ne boit plus, montre des troubles aigus de son comportement, etc.).

Le médecin seul sera juge pour entreprendre un examen clinique et éventuellement des examens complémentaires. En tant que parent, vous avez besoin d’être rassurés. Aussi, si par les moyens habituels vous n’arrivez pas à le joindre, des cellules d’urgence existent (clinique, hôpitaux, SOS pédiatre, SOS médecins, SAMU). Dans certains cas une téléconsultation (TC) peut être engagée avec votre propre pédiatre ou un autre praticien : les plateformes sont nombreuses, voyez avec lui laquelle il vous conseille. Dans le cas d’une TC, le praticien décidera vite s’il peut poursuivre l’acte à distance ou si la santé de votre enfant nécessite un examen en présentiel : auquel cas il vous orientera sans délai.

 

LE CONSEIL EN +

N’allez pas trop fouiller sur Internet. Vous n’y trouverez que de quoi… vous alarmer davantage. Anticipez : si votre enfant chouine, tousse gras, mange nettement moins, appelez le pédiatre en journée et n’attendez pas 20 heures ou le week-end. L’anticipation vous évitera de passer des heures dans une salle d’attente bondée à l’hôpital, pour ressortir avec un diagnostic de simple rhino-pharyngite… et des microbes en plus, attrapés en attendant votre tour.

 

Les qualités que doit avoir le pédiatre :

Le pédiatre sera le médecin habituel de votre ou de vos enfant(s) et il va vous accompagner des années durant. Il connaîtra bien votre enfant, votre famille : c’est essentiel qu’il ait aussi votre confiance !

Tout d’abord, il doit avoir les compétences, la formation donc. On peut dire que c’est une profession qui est bien préparée dans notre pays. De plus, un pédiatre se doit de suivre régulièrement des formations continues, ce qui est un gage de qualité. Enfin, tout pédiatre qui se respecte lit avec attention des revues spécialisées, validées par nos sociétés savantes pédiatriques. Mais juger un médecin sur ses compétences professionnelles n’est pas aisé pour un non-soignant. Ce seront probablement le bouche-à-oreille, les titres du médecin et son expérience hospitalière qui vous rassureront.

À côté de cela, il est bien sûr évident qu’un pédiatre doit se montrer patient avec votre enfant (même lorsque ce dernier pleure parce qu’il est fatigué après une journée passée à la crèche ou qu’il ne veut pas se laisser examiner), mais aussi avec vous, le parent. L’objectif n’est pas que vous ressortiez de chez votre pédiatre en vous disant que le problème « c’est vous ». Nous voyons dans notre profession des parents qui naviguent de pédiatre en pédiatre, déçus de constater qu’on ne les écoute pas ou qui ont l’impression de passer pour « hystériques ».
Cela veut dire que le contact ne s’est pas bien établi. N’hésitez pas à en parler avec le praticien. Il se doit de trouver le temps, au calme la fois suivante si besoin, pour vous écouter et trouver les mots appropriés. Et si cela ne fonctionne pas, changez de médecin ! Sans toutefois tomber dans ce que l’on appelle « le nomadisme médical », qui n’est jamais bon.

Enfin, n’oubliez pas : la médecine est un art difficile. Afin d’éviter des examens inutiles et pour mieux établir un diagnostic chez votre enfant, le pédiatre a parfois besoin d’en connaître davantage sur vos modes de vie, vos habitudes d’adultes, vos antécédents familiaux. Comme tout autre médecin, le pédiatre est lui aussi soumis au secret médical et est tenu de conserver secrètes toutes les informations intimes qu’il acquiert lors des consultations, sauf s’il soupçonne des violences à l’encontre de l’enfant c’est de son devoir d’intervenir.

 

Cet article vous a plu ? Découvrez d'autres activités et conseils dans  "Vous, Parents"  du Dr Arnault Pfersdorff :

 

 

 

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CET ARTICLE A ETE ECRIT PAR - Arnault PFERSDORFF

Pédiatre réanimateur en exercice, Arnault Pfersdorff est ancien interne des Hôpitaux, Ancien Chef de Clinique des Universités – Assistant des Hôpitaux.

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