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Scolarité

Le cycle 2 (CP, CE1, CE2) : que va-t-il apprendre ?

6-10 ans
Le cycle 2 (CP, CE1, CE2) : que va-t-il apprendre ?

C’est un début primordial. Au CP, CE1, CE2, votre enfant acquiert les bases de sa scolarité et de la vie en société : des langages, des méthodes et des savoirs. Il commence à découvrir le monde. Et à se découvrir.

Le cycle 2 a un programme commun – le socle commun – qui évolue bien sûr entre le CP et le CE2.

Cinq orientations définissent le socle commun du CP, CE1 et CE2 et se répartissent dans toutes les matières :

  • l’apprentissage des langages pour penser et communiquer ;
  • la maitrise des méthodes et outils pour apprendre ;
  • la formation de la personne et du citoyen ;
  • la connaissance des systèmes naturels et des systèmes techniques ;
  • les représentations du monde et de l’activité humaine.

Au cycle 2, les élèves sont amenés à interroger leur environnement, proche et plus lointain. Toutes les matières qui leur seront enseignées visent à aiguiser leur curiosité, à leur apprendre à la satisfaire et à l’exprimer de façon rationnelle. Pour interroger le monde, les élèves doivent maitriser le langage. L’apprentissage du français est donc une priorité qui n’occulte pas pour autant les autres matières. Bien au contraire : mieux ils manieront la langue, plus ils seront à l’aise dans les autres domaines. Ils repèreront plus facilement les vocabulaires spécifiques à chaque matière, comprendront mieux les énoncés et répondront plus précisément aux questions qui leur sont posées. Parce qu’il est polyvalent, l’enseignant peut profiter de chaque activité pour leur rappeler les règles de la langue. En somme, en faisant des maths ou du sport, ils font aussi du français.

Les deux voies de l’apprentissage

Dans la plupart des matières, l’apprentissage emprunte deux voies simultanées : la compréhension et l’automatisation. Comprendre une phrase ou une opération, c’est lui donner du sens. En français, comprendre comment on passe du son aux lettres et réciproquement est un enjeu essentiel. De façon plus large, l’apprentissage de la lecture demande aussi de comprendre un texte, de commencer à l’interpréter pour l’apprécier et même de saisir ce qui n’est pas toujours explicite. L’automatisation consiste à mémoriser des connaissances dont les élèves vont se servir comme d’un outil. Par exemple en mathématiques, connaitre les tables de multiplication permet aux élèves d’améliorer leurs capacités de calcul d’une opération dont ils auront saisi le sens. De même, dans les activités de questionnement du monde, ils peuvent utiliser quelques dates apprises par cœur pour comprendre une situation donnée.

En CP, CE1 et CE2, il y a un réel décalage entre les niveaux de maitrise de l’oral et de l’écrit. Ce que les élèves sont capables de comprendre et d’exprimer par la parole reste d’un niveau très supérieur à ce qu’ils peuvent lire ou écrire. Mais, pas d’inquiétude, vos enfants ne vont pas passer trois ans à parler dans tous les sens sans tenir un stylo : c’est justement au cours de ce cycle que l’enseignant leur apprend progressivement à passer de la langue parlée au papier (et au clavier). Quelle que soit la matière, ils commencent alors à comprendre que parler ou écrire, c’est à la fois traduire ce qu’on pense et respecter des règles. Le professeur s’appuie sur ce décalage : dans l’enseignement du français ou des langues vivantes – étrangères ou régionales – il développe d’abord leurs compétences à l’oral pour leur faire comprendre l’importance de ces règles avant de les leur transmettre à l’écrit. Savoir qu’on ne dit pas « j’ai pas faim », mais « je n’ai pas faim » permet déjà d’introduire des nuances grammaticales qui seront indispensables à l’écrit.

Comprendre et expliquer

Dans ces classes, l’enseignement s’appuie sur les connaissances intuitives acquises en dehors de l’école, essentiellement dans les familles. Ces connaissances touchent de nombreux domaines : social (les règles, les conventions, les usages), physique (la connaissance de son corps, des mouvements), et culturel. L’enseignant utilise ces connaissances implicites comme fondements des apprentissages explicites. Les élèves commencent alors à analyser ce qu’ils savaient faire auparavant sans y réfléchir et à évaluer ainsi leurs propres actions (par exemple, juger si une forme verbale est correcte, appréhender une quantité, raisonner logiquement). C’est aussi la période pendant laquelle ils apprennent à justifier de façon rationnelle. Dans toutes les activités, ils s’exercent à réaliser non seulement ce qu’on leur demande, mais aussi à expliquer pourquoi ils l’ont réalisé de telle manière et à adapter leurs réponses : ils comprennent qu’on ne justifie pas de la même façon le résultat d’un calcul ou la compréhension d’un texte, l’appréciation d’une œuvre d’art ou l’observation d’un phénomène naturel.

Enfin, au cycle 2, les enfants acquièrent des compétences fondamentales qu’ils utiliseront dans toutes les matières et tout au long de leur scolarité, et plus tard encore dans bien des aspects de la vie : résoudre un problème, comprendre un document, rédiger un texte, concevoir un objet. L’enseignant met en évidence les liens entre ces activités : n’y a-t-il pas une analogie entre résoudre un problème de mathématiques et faire une recherche en sciences ? Entre lire un texte et comprendre une œuvre d’art ? Entre comprendre un discours et argumenter ? Si le professeur n’est pas là pour montrer aux élèves les liens entre différents domaines, seule une poignée d’entre eux pourra saisir ces relations, véritablement les comprendre et utiliser par la suite les méthodologies communes. Ce serait dommage, non ?

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