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Vie quotidienne

Méditer, une pause bien méritée

6-10 ans
Méditer, une pause bien méritée

Etre parents, ce n’est pas facile tous les jours. Parfois nous sommes épuisés et n’avons plus la patience nécessaire pour accompagner au mieux nos enfants. Il peut nous arriver d’avoir envie d’abandonner, ou de crier peut-être, de nous sentir incapables ou impuissants, non-soutenus, ou non-compris.

Et si pour y voir plus clair et prendre soin de nous, nous nous mettions à la méditation ?

Comment faire ?

Tout d’abord, commençons par lâcher toutes nos fausses croyances sur la méditation :

  • Je n’ai pas le temps : il n’est pas indispensable de rester assis sur son zafu pendant 45 minutes pour pratiquer efficacement. 3 minutes tous les jours peuvent suffire si l’intention est là. Et ce temps qui peut paraître « perdu » est du temps gagné pour le reste de la journée.
  • Ne rien faire est ennuyeux : contrairement à ce que l’on croit la méditation ne consiste pas à ne « rien faire », ou à se reposer. C’est un acte de concentration qui « muscle » notre cerveau et une incroyable aventure vers une meilleure connaissance de soi.
  • Je ne peux pas m’arrêter de penser, j’ai trop d’idées dans la tête : la pratique de la méditation n’a pas pour but d’arrêter de penser. Notre cerveau est une usine à pensées, il en fabrique environ 60 000 par jour. Et essayer de l’empêcher ne ferait qu’en créer de nouvelles, accompagnées de quelques doses de cortisol. La pratique de la méditation consiste à remarquer l’apparition de pensées, tout à fait naturelle, et décider de ne pas les suivre, là maintenant. Pour cela, il suffit de revenir à sa respiration, ou aux sensations corporelles à chaque fois qu’une pensée fait son apparition. C’est ce va et vient de nos pensées à notre souffle qui muscle notre attention. Par ailleurs, il peut-être intéressant d’observer nos tendances à nous laisser emporter au loin par nos pensées, à la réaction, ou à bâtir toute une histoire autour d’un son, à nous juger, ou à nous fixer un objectif à atteindre, ...
  • J’ai besoin de bouger, je ne supporte pas de rester immobile : il est tout à fait possible de méditer en marchant. La marche lente qui consiste à focaliser son attention sur les sensations du corps pendant la marche est un excellent exercice et une porte d’entrée possible à la pratique immobile.
  • Cela m’a l’air trop compliqué et mystique : La méditation de pleine conscience est une forme laïque, simplifiée. Elle est à la portée de tous.

Essayons ensemble pour pourrez juger par vous-même.

Être assis sur une chaise ou un coussin est la posture traditionnelle de la méditation car elle permet de rester éveillé tout en étant détendu. Mais si vous préférez vous allonger pour mieux vous détendre, c’est possible.

L’immobilité est requise afin de focaliser notre attention sur nos sensations internes. La pleine conscience consiste à être pleinement présents à tous nos mouvements internes corporels et mentaux. Méditer c’est voyager dans notre monde intérieur. Comme il y fait noir, nous tenons un fil d’Ariane, notre respiration et ainsi en confiance, nous pouvons ressentir. Si nous nous perdons dans nos pensées ou nous laissons embarquer dans un tourbillon émotionnel, il nous suffit de revenir à notre respiration.

Le scan corporel :

(Lire la consigne en entier et pratiquer ensuite.)

Je choisis un coin calme dans lequel je me sens bien, et m’assois confortablement. Je tourne mon attention vers mon corps et observe si des tensions sont présentes, en fermant les yeux pour une meilleure concentration. […]

Je détends les muscles tendus en réajustant ma posture si besoin.

Puis je me relie à ma respiration et avec elle, lentement, je fais le tour de ma famille corporelle, de mes orteils jusqu’au sommet du crâne. En passant par mon visage, je desserre la mâchoire, décolle la langue de mon palais. Je rencontre chaque membre, chaque muscle, chaque parcelle de peau. Lorsque j’arrive au niveau de mon ventre, je profite de cette rencontre pour rester un moment là, à me laisser bercer par le doux mouvement de ma respiration. A chaque fois que je me suis laissé distraire par une pensée, je reviens à ma respiration ou bien au dernier endroit où j’ai porté mon attention, et je poursuis mon voyage immobile. Quand j’ai fait le tour jusqu’au bout des doigts, mon expérience est terminée, mais je peux à tout moment dans la journée, décider d’accorder un peu d’attention à ce corps que je place trop souvent au second plan.


Retrouvez plus de conseils de méditation de Delphine Chaumont Aïdan dans son ouvrage Méditer en famille – 8 séances pour apprendre l’attention paru aux Éditions Hatier :

CET ARTICLE A ÉTÉ RÉDIGÉ PAR - - Delphine CHAUMONT AÏDAN

Certifiée par l’AMT (Academie voor Mindful Teaching), méthode Eline Snel, Delphine Chaumont Aïdan anime des ateliers de pleine conscience auprès d’enfants et adolescents dans la région Île-de-France.

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