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Pour que lecture rime avec plaisir !

10-14 ans
Pour que lecture rime avec plaisir !

La lecture est essentielle pour structurer la personnalité et le rapport des enfants à leur entourage. Si son espace a été réduit par le temps consacré aux écrans, elle est moins en recul qu’on ne le croit généralement. Il s’agit surtout de jouer sur la séduction plutôt que sur l’injonction ou la pression pour inciter les enfants à lire.

Faut-il vraiment opposer les images à la lecture ? Ils passent des textos aux réseaux sociaux, des réseaux sociaux aux vidéos, des vidéos à la télévision, de la télévision à Internet, d’Internet aux jeux vidéo. Dans une société où les écrans sont omniprésents, les jeunes sont sur-sollicités par l’image. Ce qui explique que les parents relayent souvent une inquiétude collective sur le rétrécissement de l’espace laissé à la lecture. Face à la démultiplication de l’offre des nouveaux médias qu’ils sont les premiers à s’approprier, les pre ados et les ados ne risquent-ils pas de se détourner de la lecture ? Si une telle inquiétude est légitime – ne serait-ce que parce que les journées ne sont pas extensibles –, le tableau général doit fort heureusement être nuancé.

Selon une étude* datant de juin 2016 menée par le CNL (Centre national du livre), la lecture n’arrive qu’en 6e ou 7e position parmi les loisirs des 7-19 ans. Les jeunes lisent en moyenne 6 livres par trimestre, dont 4 dans le cadre de leurs loisirs. Ils consacrent environ 3 heures par semaine à la lecture pour leurs loisirs. 77 % d’ailleurs avouent aimer lire ! Attention cependant, le taux de lecture pour le loisir baisse fortement à l’âge de l’entrée au collège. La concurrence des autres activités est un frein majeur à la lecture des jeunes.

Gare aux stéréotypes ! Pour les parents, il n’est pas simple de s’orienter dans la jungle de l’offre jeunesse, où le marketing, très présent sur les « produits » destinés aux ados, ne tire pas toujours les ouvrages vers le haut.

« La littérature jeunesse a fourni de plus en plus de textes de grande qualité, remarque la sociologue Christine Détrez. Mais, ces dix dernières années, on a aussi observé un mouvement de retour en arrière. Notamment avec une offre préformatée spécifiquement destinée aux filles, à l’image de ces collections aux couvertures roses à paillettes portant des titres comme « Couleur abricot » ou « Cœur grenadine ». Le succès de ce genre marque en fait un retour aux stéréotypes à travers la lecture. » Le succès de ces titres s’explique cependant par le fait que les ados ont envie en lisant d’entendre parler d’eux, bref, de s’identifier, ne serait-ce qu’à un modèle artificiel.

Le livre, une offre foisonnante. Si on passe moins de temps à lire, le nombre de lecteurs s’accroît. L’élargissement du public résulte de la diversification de l’offre d’une édition jeunesse dynamique et foisonnante, qui représente 16 % du chiffre d’affaires des ventes de livres. Le secteur a été investi par des auteurs de talent et de plus en plus souvent par des écrivains de premier plan qui ont élargi ses limites. Il y en a pour tous les goûts, dans un genre quasiment aussi varié que la littérature pour adultes, qui invente en permanence de nouveaux modes de récits et qui pratique tous les tons. Aux figures littéraires imposées par la sphère scolaire, aux références nostalgiques de la littérature enfantine, chaque époque a ajouté des références nouvelles et sensibilisé à la multiplicité des univers culturels du monde.

Dans le sillage de la saga Harry Potter, la dernière décennie a vu s’imposer une déferlante anglo-saxonne menée par des séries best-sellers qui déclinent des univers merveilleux et surnaturels ainsi que des fresques historiques ou d’anticipation. D’autres genres de lectures se sont également développés chez les jeunes, grands consommateurs de magazines, de bandes dessinées ou de mangas. Parallèlement, l’édition jeunesse explore des thèmes contemporains souvent sombres et graves qui abordent des thèmes plus graves, comme la mort, la guerre, la maladie, l’exclusion ou la maltraitance.

Votre rôle de parent est d’orienter votre enfant vers le monde de la littérature sans le brider une fois qu’il y sera. Le tout est qu’il lise et qu’il finisse par y trouver son compte. L’appétence pour la variété, si elle n’est pas immédiate, viendra avec le temps s’il prend vraiment goût à la lecture.

* Pour retrouver l'étude, rendez-vous sur : http://www.centrenationaldulivre.fr/fr/ressources/etudes_rapports_et_chiffres/les-jeunes-et-la-lecture/

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